MASERATI 228 — caractéristiques et recherche de VIN
Trouvez les caractéristiques détaillées de la MASERATI 228. Décodez n'importe quel VIN MASERATI 228 pour voir le moteur, la carrosserie et la sécurité.
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La Maserati Biturbo est une berline sportive du constructeur italien Maserati.
La Maserati Biturbo est une berline sportive (2 et 4 portes) du constructeur italien Maserati. Après la reprise, en 1975, de Maserati par Alejandro de Tomaso à Citroën, celui-ci lance la marque dans l’aventure Biturbo. L’idée consistait à introduire sur le marché une voiture de luxe dotée d’un prix raisonnable et d’une cylindrée de moins de 2 000 cm3, taxes italiennes obligent. La cible visée était la BMW série 3 version E21, comme l’illustrent plusieurs choix techniques, voire certaines pièces détachées. Rapidement Maserati a dû pousser les murs de son usine pour faire face à la demande : c’était le sauvetage, peut-être encore temporaire, de la marque. Les besoins de capacité de production étaient tels que le montage de certains modèles était assuré dans l'usine Innocenti de Milan.
La voiture est étudiée chez De Tomaso en 1980. La particularité de celle-ci est d'utiliser un V6 Bi turbo. En alliage léger, faisant appel à des dépôts de couches dures à faible coefficient de friction (Nikasil) sur les chemises moteur (en alliage léger elles aussi), il est équipé de culasses à 2 arbres a cames et trois soupapes par cylindre. Le moteur reste en ligne avec les principes premiers des Maserati : un petit moteur multicylindre très élaboré et très puissant. La voiture est dessinée par Pierangelo Andreani, ingénieur de l'équipe De Tomaso. On peut noter l’influence Italdesign, auteur de la Quattroporte III sortie quelques mois auparavant. La voiture est présentée à la presse le 14 décembre 1981. C'est rapidement un succès. D'abord équipé d'une alimentation à carburateur en motorisation 2 000 cm3 et 2 500 cm3 (cette dernière pour les marchés export, désignée "E") le modèle évoluera rapidement. Outre le coupé 2 portes, il se déclinera en 4 portes, en cabriolet (carrossé par Zagato) et même, plus tard, en un coupé plus volumineux et luxueux, la 228, sur la base de la berline (Fin 1986) et en un élégant petit coupé à deux places Karif sur la base du spyder (Fin 1987). En juillet 1985 sont présentées les Bi turbo II. La gamme est identique, mais la voiture est enfin fiabilisée. C'est la Bi turbo telle qu'elle aurait dû sortir, phase de mise au point terminée. Les Biturbo II sont reconnaissables à leur tableau de bord muni d'un bloc compteurs courbe et non plus carré. Fin 1986, c'est le remplacement des carburateurs par l'injection électronique et allumage électronique cartographique couplé à la gestion, elle aussi électronique, des turbos, le tout regroupé dans deux calculateurs. Une version de 2 800 cm3 du moteur apparait alors, montée en avant première sur la 228 avant de s'étendre sur le reste de la gamme en remplacement des 2 500 cm3 lors du restylage de 1988. Fin 1987, la Bi turbo bénéficie d'un léger restylage : calandre et capot plus arrondis, rétroviseurs extérieurs profilés. Ce relookage ne concerne dans un premier temps que les berlines, puis s'étendra aux autres versions sur l'année 1988. À cette occasion, l'appellation Bi turbo sera officiellement abandonnée (sauf pour les modèles à vendre restant en stock), la fiabilité précaire des premiers modèles ayant terni le nom de Biturbo. Elles mutent en 222 (Coupés), 422 et 430 (Berlines) et Spyder (Cabriolets), puis en Ghibli II (Coupés à partir de 1993). Introduites conjointement, on verra deux nouvelles culasses à 4 arbres à cames et à 4 soupapes par cylindre, destinées aux versions sportives de la gamme, reconnaissables à leurs pare-chocs avant et arrière enveloppants et intégrants les feux antibrouillards. Elles seront montées aussi bien sur le 2 000 cm3 (2.24v - 245ch) que sur le 2 800 cm3 (222.4v - 279 ch). Puis viendra la suspension réglable depuis le poste de conduite, étudiée avec Koni : 4 positions permettent d'adapter la loi d'amortissement de la voiture à celle du terrain rencontré ou du confort recherché. Une version ouverte, la Barchetta à moteur V6, et la Shamal à moteur V8, qui succédera à la Karif, toujours avec une paire de turbos, verront également le jour. La Maserati Racing est quant à elle une 222 puissante (283 ch), véhicule de transition développé pour tester certaines évolutions techniques que l'on retrouvera sur la Ghibli II. À noter qu'il a été question d'équiper les Bi turbo d'un moteur V6 2 000 cm3 4 arbres à cames en tête et 6 soupapes par cylindre (6.36V !). Le moteur et surtout sa culasse ont fait l'objet de plusieurs dépôts de brevet. Quelques prototypes de moteur ont été réalisés mais jamais industrialisés.
Source : Wikipédia · CC BY-SA